MUSEUM REVERSE

Temps fort du collectif Réseau cinéma / Visites de musées, conférences, échanges
2-3 novembre 2016
Paris

VISITES COLLECTIVES DU MUSÉE DE L’HOMME ET DU MUSÉE DU QUAI BRANLY, COMMENTÉES PAR BENOÎT DE L’ESTOILE.

Le Réseau cinéma en visite au Musée de l’Homme
Initiant une recherche sur deux ans, le réseau cinéma qui réunit six écoles d’art se rend à Paris pour une visite commentée au musée de l’Homme.
Lieu de la représentation de l’humanité fondé en 1938, à la fois universaliste et mettant en exergue les différences culturelles et physiques des êtres humains, l’histoire de ce musée et des ses collections est étroitement liée à la période coloniale. Amplement fréquenté par les artistes au début du 20e siècle, le musée ouvre à nouveau ses portes après des longs travaux de rénovation et de réorganisation des collections en 2015.

La visite commentée se propose de revenir sur l’histoire mouvementée du musée, de ses collections ainsi que de s’attarder sur les choix de présentation dans la nouvelle exposition permanente.

Avec : Benoît de l’Estoile, anthropologue, auteur de Le goût des autres. De l’exposition coloniale aux arts premiers, Flammarion, 2007, ainsi que de A quoi sert un Musée de l’Homme ? Vie et destins d’une utopie, dans : Le musée de l’Homme. Histoire d’un musée laboratoire, 2015.

CONFÉRENCE DE LOTTE ARNDT A LA VILLA VASSILIEFF : PRÉSENCES INQUIÈTES.

Dans de nombreuses institutions médicales, des musées ethnographiques ou de l’histoire naturelle se trouvent jusqu’à présent des restes humains, remontant en partie à des contextes coloniaux d’appropriation.
Ces collections témoignent de paradigmes scientifiques établissant des classifications hiérarchiques entre groupes d’humains, classifiés selon des critères raciaux, de classe et de genre.
Si nous constatons que ces idées sont nuisibles à la conception d’une société égalitaire – car bien que le contexte raciste de leur acquisition soit considéré comme désuet aujourd’hui, les effets des paradigmes différentialistes sont loin d’avoir cessé d’opérer – quelles stratégies peuvent être développées afin d’interrompre la présence incontestée de ces collections inquiètes dans les réserves ?
Au-delà des approches mises en place par les institutions, quelles propositions artistiques abordent la charge violente de ces corps sans repos ?